Faik Konitza

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Voyages d'antan en terres albanaises

Les interventions d'Olimpia Gargano et Remzi Përnaska

 

Olimpia Gargano

Doctorante en Littérature Comparée - Université de Nice Sophia Antipolis

Un voyage qui dure toute une vie: l'Albanie d'Edith Durham, pionnière de l'ethnologie de terrain au début du XXe siècle

 

Le Childe Harold de George Gordon Byron (1809)

Dans la littérature de langue anglaise, l'histoire de l'image de l'Albanie est marquée par deux dates fondamentales entre lesquelles est compris tout un siècle, qui va de 1809 à 1909, c'est-à-dire du voyage de Lord Byron à la publication de High Albania d'Edith Durham, la voyageuse - ethnographe à laquelle cette contribution est dédiée.

High Albania d’Edith Durham (1909)

Cent ans après l’œuvre de Byron, ce fut High Albania d’Edith Durham qui attira l'attention des lecteurs européens sur le petit pays balkanique. Les deux représentations, c'est-à-dire l'image de l'Albanie donnée par Byron et celle qui ressort de l'œuvre de Durham, ne pourraient être plus différentes l’une de l’autre.

 

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 Intervenants

Remzi Përnaska

 

Louis-Lucien Bonaparte et sa contribution albanologique

(A l’occasion de 120ème anniversaire de son décès)

Cette conférence a la spécificité d’être une première, une découverte, parce qu’on ignorait jusque là que le Prince Louis-Lucien Bonaparte avait tant fait pour la langue albanaise.

Commençons cette conférence par une anecdote historique.

Un des frères cadets de notre prince, un certain Pierre-Napoléon Bonaparte, irascible et tête brulé, s’est trouvé un jour à Corfou, qui était à l’époque sous contrôle britannique.

La principale occupation de Pierre était la chasse. Malgré les dangers, il décide, avec quelques amis militaires, d’aller chasser sur les côtes albanaises toutes proches. Tout le monde prend place à bord d’un voilier. On jette l’ancre peu de temps après à quelques encablures de la côte albanaise, ensuite atteinte en chaloupes.

A peine nos chasseurs se sont-ils installés pour pique-niquer sur l’herbe qu’une rumeur se fait entendre dans le bois tout proche. Plusieurs bandits menaçants en surgissent. Ses amis terrorisés sont prêts à se rendre. Mais Pierre n’a nullement l’intention de se laisser prendre en otage, au risque de se faire tuer. Sans perdre son sang-froid, il saisit son fusil resté à portée de main. Puis, lorsque les bandits sont assez proches pour que les plombs des cartouches « fassent balle », il tire sur les deux premiers. Ceux-ci s’écroulent, mortellement atteints.

Profitant de la débandade des agresseurs, Pierre et ses amis sautent dans les chaloupes. A force de rames, ils atteignent sains et saufs leur voilier sous la fusillade des autres bandits accourus prêter main-forte à leurs acolytes. Cette affaire, qui sera même évoquée plus tard au procès de Tours, fait grand bruit. Les autorités de Corfou « conseillent » à Pierre de quitter l’île au plus tôt. Ce qu’il fait. Mais à partir de ce moment, il aura toujours présent à l’esprit qu’un danger le menace. Il pense que n’importe où, n’importe quand, il peut être la cible d’un bandit albanais voulant venger ses complices. Toujours sur ses gardes, il sera constamment armé, même chez lui.

 

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